Mesures prises par le Canada pour contrer les changements climatiques

Mesures prises par le Canada pour contrer les changements climatiques (PDF : 335 Ko)

Le gouvernement du Canada prend des mesures pour lutter contre les changements climatiques tout en maintenant la vigueur de l'économie canadienne. Voici comment il s'y prend :

  1. Il prend des mesures visant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre du Canada.
  2. Il réalise des investissements pour aider les Canadiennes et les Canadiens à s'adapter aux changements climatiques.
  3. Il mène des activités de recherche scientifique de calibre international visant à éclairer la prise de décisions et il élabore des politiques et des programmes.
  4. Il joue un rôle de premier plan dans les initiatives de la communauté internationale pour lutter contre les changements climatiques.
    • Le Canada possède l’un des réseaux d’électricité les plus propres du G-7 et du monde; 79 % de l’électricité est produite sans émettre de gaz à effet de serre.
    • Les efforts du Canada en matière d'environnement vont bien au-delà des mesures prises pour contrer les changements climatiques. Par exemple, le Plan de conservation national permettra de coordonner les mesures de conservation déployées à l'échelle nationale et mettra l'accent sur la possibilité offerte aux Canadiennes et aux Canadiens de préserver et de restaurer les terres et les eaux dans leurs communautés et à proximité, en plus de permettre aux citadins de se rapprocher de la nature. Il complète d'importantes initiatives, dont la création de nouveaux parcs, la protection des terres vulnérables sur le plan écologique, la protection d'espèces en péril et la préservation de leur habitat ainsi que l'amélioration de la qualité de l'eau.

1. Mesures visant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre

Réglementation en matière de gaz à effet de serre

  • Le gouvernement du Canada met en oeuvre une approche réglementaire sectorielle visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre qui assure la protection de l'environnement et favorise la prospérité économique. Le gouvernement a déjà pris des mesures visant deux des plus importantes sources d'émissions de gaz à effet de serre au Canada, soit le transport et la production d'électricité. Voici le résultat de ces mesures :
    • Le Canada est devenu le premier grand utilisateur de charbon à bannir la construction de centrales conventionnelles de production d'électricité au charbon.
    • Au cours des 21 premières années, la réglementation régissant le charbon devrait engendrer une réduction cumulative des émissions de gaz à effet de serre de l'ordre des 214 mégatonnes. Cette réduction équivaut à retirer de la route 2,6 millions de voitures au cours de chacune des années de cette période.
    • Les modèles 2025 d'automobiles et de véhicules utilitaires légers émettront près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre comparativement à ceux de 2008.
    • Les modèles 2025 de véhicules consommeraient jusqu'à 50 % moins de carburant que les véhicules de 2008, ce qui se traduirait par d'importantes économies à la pompe.
    • Dans le cas des véhicules utilitaires lourds, les émissions de gaz à effet de serre des modèles 2018 diminueraient jusqu'à concurrence de 23 %.

Mesures prises par le Canada à l’égard des hydrofluorocarbones

  • Le 5 décembre 2014, la ministre de l’Environnement Leona Aglukkaq a annoncé que le gouvernement du Canada respectait son engagement de réduire une des GES les plus puissantes et en plus forte croissance à l’échelle mondiale en publiant un Avis d’intention pour réglementer les hydrofluorocarbones. Le fait d’entreprendre l’adoption d’un règlement sur les HFC réduira les émissions de GES et placera le Canada parmi les pays qui prennent des mesures précoces sur ces substances, qui sont des milliers de fois plus puissantes que le dioxyde de carbone et sont censées augmenter considérablement au cours des 10 à 15 prochaines années, si elles sont négligées.
  • Le Canada prend également des mesures en vue de réduire la consommation mondiale d’HFC. En novembre, des parties au Protocole de Montréal ont examiné une proposition du Canada, des États-Unis et du Mexique pour réduire l’utilisation d’HFC.
  • Les parties au Protocole de Montréal tiendront une réunion supplémentaire en 2015, où le Canada prévoit assumer un rôle de leadership pour inciter les pays à participer de manière constructive aux discussions sur les enjeux liés à la gestion des HFC, y compris la poursuite d’options de diminution graduelle.

Le Canada est également un co-fondateur et un important bailleur de fonds de la Coalition pour le climat et l’air pur, une initiative volontaire internationale qui vise à faire avancer les efforts pour réduire les polluants de courte durée (PCD), dont les HFC, de façon à protéger l’environnement et la santé publique, à favoriser la sécurité alimentaire et énergétique et à lutter contre les changements climatiques. Le Canada croit important le fait que les pays prennent maintenant des mesures nationales liées aux HFC afin de préparer le terrain pour une approche exhaustive et mondiale avant toute entente internationale sur une diminution graduelle.

Investissements dans les énergies propres

  • Le gouvernement a investi plus de 10 milliards de dollars dans les infrastructures écologiques, l'efficacité énergétique, les technologies d'énergie propre, les carburants moins polluants et des réseaux d'énergie plus intelligents. Voici quelques exemples de ces investissements :
    • 915 millions de dollars par l'entremise du Fonds Technologies du DD de Technologies du développement durable du Canada en vue du développement et de la démonstration de produits faisant appel à des technologies moins polluantes, comme les postes de recharge pour les véhicules électriques et les centrales éoliennes hybrides.
    • 1,4 milliard de dollars par l'entremise du programme écoÉNERGIE pour l'énergie renouvelable dans le but d'encourager la production d'électricité de sources d'énergie renouvelable comme le vent, l'hydroélectricité ayant peu d'impact sur l'environnement, la biomasse et l'énergie photovoltaïque et géothermique.
    • Plus de 580 millions de dollars dans des initiatives de recherche et développement et de démonstration dans le domaine du captage et du stockage du carbone.
  • Le gouvernement du Canada a joué un rôle critique en facilitant le financement du projet hydroélectrique de Muskrat Falls à Terre-Neuve-et-Labrador qui, une fois achevé, devrait remplacer toute l'électricité au mazout à émissions élevées dans la province. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador estime que le projet se traduira par une réduction des gaz à effet de serre (GES) de 1,2 mégatonnes annuellement, ce qui équivaut à environ une année d’émissions de GES provenant du secteur de la construction au Canada.

Résultats à ce jour

  • Grâce aux mesures collectives prises pour réduire les GES depuis 2005, les émissions de GES du Canada devraient diminuer de 130 mégatonnes (Mt) en 2020 par opposition à un scénario selon lequel aucune mesure n'aurait été prise. Cette diminution équivaut à environ un an d’émissions de GES par le secteur du transport routier au Canada.
  • En 2012, les émissions de gaz à effet de serre au Canada avaient diminué de 5,1 % par rapport à 2005, et ce, malgré la croissance de l'économie de 10,6 % au cours de la même période.
  • Le Canada possède l’un des réseaux d’électricité les plus propres du G-7 et du monde; 79 % de l’électricité est produite sans émettre de gaz à effet de serre.
  • Le volume des émissions (émissions par dollar de produit intérieur brut) diminue, une tendance qui devrait se poursuivre jusqu'en 2030.
  • De plus, les émissions de gaz à effet de serre par habitant au Canada sont actuellement à leur niveau le plus bas depuis que les activités de suivi ont commencé en 1990, et ce, malgré la croissance de l'économie.
  • Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie publié en 2013 classe le Canada au deuxième rang des pays dans le monde pour son efficacité énergétique.

2. Investissements pour aider les Canadiennes et les Canadiens à s'adapter aux changements climatiques

  • Le gouvernement prend des mesures importantes pour aider la population canadienne à s'adapter aux changements climatiques, ajoutant aux efforts qu'il déploie pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre au Canada.
  • Depuis 2006, le gouvernement a investi 235 millions de dollars dans des initiatives d'adaptation à l'échelle nationale pour que la population canadienne soit mieux informée au sujet des changements climatiques et puisse se préparer aux incidences du climat, notamment dans le Nord canadien.

3. Activités de recherche scientifique de calibre international

  • Les activités scientifiques du gouvernement du Canada dans le domaine de la climatologie s'inscrivent dans le cadre de l'effort mondial visant à mieux comprendre le comportement des systèmes climatiques et les scénarios de changements climatiques dans le futur.
  • L'activité scientifique au Canada contribue à l'élaboration de politiques et à la prise de décisions en matière de changements climatiques au pays; elle informe les organismes internationaux, tels que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le Conseil de l'Arctique et la Coalition pour le climat et l'air pur; et elle permet au Canada de s'acquitter de ses obligations en matière de déclaration aux termes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

4. Rôle de premier plan dans les actions de la communauté internationale en matière de changements climatiques

  • Le Canada se réjouit des progrès réalisés vers un nouvel accord international sur les changements climatiques qui est équitable et efficace et qui engage tous les grands émetteurs.
  • Le Canada a pleinement respecté sa promesse de financement accéléré en octroyant 1,2 milliard de dollars de 2010 à 2013. Ce financement soutient un ensemble de projets de lutte contre les changements climatiques qui sont réalisés dans plus de 60 pays en développement.
  • Le Canada prolonge ses actions au-delà de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en collaborant avec d'autres pays par la voie de forums complémentaires tels que le Conseil de l'Arctique, le Protocole de Montréal et la Coalition pour le climat et l'air pur afin d'élaborer des initiatives pratiques et concertées visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et les polluants de courte durée de vie ayant un effet sur le climat. Les actions réalisées dans le cadre de la Coalition pour le climat et l'air pur visant à réduire les polluants de courte durée de vie ayant un effet sur le climat, comme le carbone noir, le méthane, l'ozone troposphérique et certains hydrofluorocarbones (HFC), offrent de multiples avantages pour la santé et le climat.
  • Le Canada, avec les États-Unis et le Mexique, dirige aussi des mesures internationales pour mettre à contribution l'expertise et les institutions du Protocole de Montréal afin d'éliminer progressivement la production et la consommation de HFC, de puissants gaz à effet de serre.
  • Dans le cadre de sa présidence au Conseil de l'Arctique, le Canada fait évoluer l'élaboration d'une nouvelle entente sur le carbone noir et le méthane en vue d'aborder la question des polluants de courte durée ayant un effet sur le climat dans l'Arctique.